mercredi 27 décembre 2006
Libération : "Le grand bordel du très haut débit Internet a commencé"
Par Marc, mercredi 27 décembre 2006 à 20:02 - FTTH
Libération.fr : Paris lance la course au très haut débit
Les opérateurs engagés dans la bataille du Net ultrarapide essuient les plâtres dans la capitale.
Par Catherine MAUSSION - QUOTIDIEN : mardi 26 décembre 2006
Le grand bordel du très haut débit Internet a commencé. Et Paris (4 % du marché) sera son premier terrain de jeu. Deux mois après Free, Orange a dévoilé ses plans pour câbler la capitale. Sur le terrain, la pose de la fibre optique miracle, censée délivrer jusqu'à 100 mégabits au cul de l'ordinateur ou de la télévision haute définition, sur le palier de l'appartement, soulève une série d'interrogations. Car, si la capitale a la primeur du Net ultrarapide, elle aura aussi celle des pots cassés.
Extraits choisis :
Dans une tour du XIIIe, le conseil syndical a déjà reçu deux propositions pour câbler l'immeuble. «Il est urgent d'attendre», a-t-il conclu sagement. Fernand Champavier, président de l'ARC, trouve a priori suspecte la démarche des opérateurs  «je vous fibre, c'est gratuit.» «Imaginez que vous avez fait entrer Erenis. Qu'allez-vous dire à vos copropriétaires qui veulent le très haut débit de Free ? Donc pour l'instant, je dis non.» Même interrogation de Claude Chetrit : «L'offre d'Orange est à 70 euros par mois. C'est hors de prix. Free me dit que ce sera 30 euros, mais je n'ai aucune garantie...»
La Fnaim est bien consciente du dilemme: «On ne va pas installer 36 réseaux, mais, en même temps, il faudra bien que les gens aient le choix.» La solution s'appelle le partage du réseau ou sa mutualisation.
Il y a, selon l'Arcep, deux chantiers où il faut mutualiser. Pour tirer la fibre jusqu'au pied de l'immeuble (c'est l'«horizontal») et, ensuite, pour la faire monter jusqu'à la porte d'entrée ( le «vertical»). «Les investissements sont énormes. Aucun opérateur n'aura les moyens de fibrer tout seul», prévient le régulateur. Pour éviter que ne se reconstitue un monopole et être obligé ensuite de le réguler, mieux vaut poser le problème en amont.
